En attendant la croissance...


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En attendant la croissance...

Comme le printemps succède inévitablement à l’hiver, la croissance reviendra-t-elle après la récession? La politique économique se réduirait-elle à des observations et des extrapolations sur des événements hors de notre contrôle, comme la météorologie ?

Ce serait peut être le cas si nous étions dans un cycle économique classique. Mais faute d'adaptations aux évolution du monde, notre productivité baisse, la rentabilité du capital est insuffisante et les investissements se reportent vers les pays en meilleure condition.

Une partie du problème vient de la méconnaissance de la concurrence en France : secteur étatique hypertrophié, professions protégées, activités de services non délocalisables une grande partie de la population y échappe. Mais même dans le secteur dit concurrentiel, la concurrence franco-française est rarement féroce. Même pour la grande distribution, les autorisations d'installation censées protéger le petit commerce permettent en fait aux hypermarchés d'organiser des monopôles géographiques.

L'interventionnisme à tous crins de l'Administration, a coup de règlements, d'adaptation de la fiscalité ou parfois d'abus de pouvoir et de trafic d'influence, fausse constamment la concurrence. Et par des prélèvements excessifs elle rend quasiment impossible l'autofinancement des entreprises et donc leur croissance spontanée.

C'est donc naturellement et en toute bonne foi que les salariés d'entreprise en difficulté se tournent vers l'état, pensant que ce qui est un problème économique réel de compétitivité n'est qu'un problème de volonté et de choix politiques. Et la classe politico-médiatique au lieu de faire la pédagogie indispensable se fait élire en promettant l'impossible.

Une fois élus, confrontés à la réalité de leur impuissance, ils accumulent les mesures catégorielles malvenues pour calmer leurs clientèles.

Pendant ce temps là, le monde extérieur suit son chemin : les gains de productivité encaissés au siècle dernier par les occidentaux grâce à la révolution industrielle ont disparu. Les avantages venant du développement de nos économies, des accumulations de savoir et de capital ou de l'économie numérique s'érodent inexorablement. Les autres continents, eux ont des relais de croissance grâce au rattrapage de niveau de vie et à la démographie. Sans compter une volonté farouche de s'en sortir qui fait des travailleurs autrement motivés que nos drogués aux trente cinq heures. Nos entreprises multinationales déplacent donc tout à fait rationnellement leurs investissements vers les zones économiques en croissance.

La croissance ne reviendra pas spontanément, même si le retour à bonne fortune de nos voisins faciliterait nos efforts. La concurrence des continents en développement restera implacable et continuera de monter en gamme. Si les politiques ne peuvent pas provoquer la croissance ils peuvent l’empêcher.

Donc l'ajustement est inévitable et il sera douloureux. Plus nous tardons, plus il sera douloureux. Nous devons retrouver de la compétitivité, des relais de croissance de nos exportations, contenir notre modéle social sans le démanteler, recréer un environnement propice aux investissements et aux prises de risques, rapprocher les statuts des salariés du privé et du public pour que les ajustements soient équitablement partagés...

Et pour finir parlons du chômage : le chômage structurel élevé dans notre pays est un choix politique. Certes toutes les solutions sociales-démocrates ont été utilisées, mais qu'en est il des solutions libérales ? Est ce qu'il vaut mieux que les travailleurs mal formés, trop âgés, déclassés ou les mères de famille qui ont quitté quelques années le marché du travail soient à la charge de la collectivité ou vaut-il mieux laisser prospérer des emplois "précaires" ?

Par exemple, aux états unis la protection sociale d'un étudiant lui est acquise par le paiement de son inscription à l'Université. Si il trouve un emploi additionnel pour financer se études, ses salaires ne subissent aucun prélèvement puisque ses contributions sociales sont déjà acquittées et tout ce que dépense son employeur se retrouve dans sa poche. En France, la proportionnalité totale, non plafonnée, des cotisations sociales non seulement crée de la bureaucratie et de la rigidité, mais elle rend insolvable tous les petits boulots. Sans bénéfices pour la collectivité puisque ces emplois sont assurés au noir.

Alors, baissons le SMIC de 30%, imposons des négociations de salaires minimum par Branche et par entreprise, et au lieu de combattre le travail au noir légalisons le sous conditions. C'est en partie l'objet du statut d'auto-entrepreneur. Mieux vaut un emploi précaire ou à temps partiel, que pas d'emploi du tout En contrepartie, contrôlons et faisons appliquer les lois sur le recours aux CDD et à l'intérim et sanctionnons les quelques employeurs qui en abusent, à commencer par l'état.

En parallèle, reprenons le contrôle des fonds de la formation continue pour en rediriger une partie importante vers les chômeurs. Mais uniquement pour des formations qualifiantes, solidement encadrées et assorties de stages obligatoires et rémunérés. Mais il faudra au moins cinq ans pour que ce type de mesure commencent à faire effet.

N'oublions surtout pas le danger mortel que représentent les populismes pour la paix et la démocratie : Hitler a été élu démocratiquement ! Donc, Messieurs et Mesdames nos représentants, si vous ne voulez pas apparaitre dans les livres d'histoire du siècle prochain comme de nouveaux Chamberlains, un peu de courage et au boulot!

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Pessimistes les Français ?
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