Brexit or not Brexit ?


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Brexit or not Brexit ?

Le résultat du référendum  britannique est certes important, mais guère plus que les 'non' précédents à diverses consultations populaires concernant l'Europe. Il y'a fort à parier que comme en 2005 en France ou en 2016 en Grèce, la rhétorique politicienne se fracassera contre le mur des réalités et des intérêts fondamentaux.

Pour qu'il y'ait Brexit, il faut que dans son cadre constitutionnel, la Grande-Bretagne prenne la décision de quitter l'UE et notifie cette décision à ses partenaires, ce qui suppose une clarification des positions et du leadership des partis de gouvernement Britanniques, et peut être des élections parlementaires.

Ensuite, ni le Royaume  Uni ni l'Union Européenne ne souhaitent que les britanniques quittent le Marché Unique, qui pour un citoyen ordinaire est indiscernable de l'Union. Dispensés de Schengen et de  l'Euro, les Britanniques adhérent d'ailleurs à peine à l'Union. Il est donc probable qu'à l'issue du processus les Britanniques se retrouverons adhérents à l'Espace Economique Européen et continuerons de payer  leur  écot au budget Européen  contre une participation spécifique à inventer à la gouvernance de l'EEE et quelques dérogations supplémentaires aux régles générales de normalisation et à la libre circulation des personnes.

Si nous restions dans le cadre des traités, c'est la Commission Européenne qui, avec un mandat du Conseil Européen, devrait mener au nom des  27 des négociations bi-latérales avec le Royaume Uni. Les premières réactions des dirigeants Britanniques comme celles des autres dirigeants  européens, à l’exception notable de M.  Tusk et de Mme Merkel, laissent cependant présager que l'on préférera un processus intergouvernemental, ou chacun pourra soigner sa posture et ses intérêts nationaux, à coup d'interminables et répétitifs sommets "d'urgence'.

Alors tout ça pour rien et le vote des Britanniques, après celui des Grecs, des Français ou des Néerlandais pour ne citer que les plus récents pourrait et devrait être  simplement ignoré ?

Espérons que non. En effet l'habileté politique de M.Jhonson a permis de regrouper sous un habillage nationaliste deux objections contradictoires à  l'Union :

  • Une opposition de gauche reproche à l'Union de ne pas offrir de protection suffisante contre les excès des politiques libérales de certains gouvernements ou les aléas de la conjoncture économique, les reconversions douloureuses induites  par la concurrence internationale. comme le dit M. Hollande "l'Europe n'est pas assez protectrice."
  • Une opposition de droite au contraire reproche à l'Union avec ses règlements tatillons , sa lenteur d’empêcher chaque pays de tirer le meilleur parti du marché unique et de la mondialisation.

Et quand les peuples reprochent à l'Europe de ne pas être démocratique, ils disent simplement qu'on ne leur donne jamais l'occasion de se prononcer sur ces sujets capitaux : en effet tous les débats et toutes les élections se déroulent dans un cadre strictement national et personne ne s'exprime  au nom de l'uNION.

Tous les peuples Européens, dans leur soi-disant absence de culture communie partagent cependant un modale de fonctionnement démocratique dans lequel un gouvernement exerce son action sous le contrôlé d'un parlement.

Les dirigeants européens devraient comprendre que le recours systématique à l'intergouvernemental, ou chaque dirigeant protège ses intérêts électoraux nationaux à court terme au détriment de tout projet global cohérent, où la démarche est inévitablement analysée par les médias en terme de rivalités, où les résultats relayés par chaque chef d'état sont analysées en terme de gagnant et de perdant, fournissent un carburant précieux aux populistes et aux xénophobes.

Ne serait-il pas préférable de laisser le président du conseil européen exercer ses prérogatives en annonçant dates et ordres du jour des conseils et en rendant compte des résultats ?  le dernier compte rendu de M.Hollande manifestement biaisé par le désir de convaincre de son poid personnel était pathétique. Il pourrait aussi une fois par an prononcer devant le parlement un "discours sur l'état de l'Union".

De même MM Junker devrait périodiquement prononcer devant le parlement un discours de politique générale et M. Schultz pourrait faire des  points périodiques sur l'avancement des travaux du parlement son ordre du jour etc...

Reste le sujet capital des élections au parlement Européen. Le mécanisme actuel les vide de tout contenu. Pour ma ^part, je souhaites que des partis Européens, représentés au parlement ou désirant l'être, nous présentent des programmes politiques, bien entendu limités aux attributions de l'Union, et intronisent (ou pas) des candidats. en d'autres termes, je souhaite connaitre les programmes respectifs des partis européens, PPE  et socialistes en particulier, et leurs candidats.

Les dirigeants nationaux empêchent ces évolutions tout simplement car ils n'ont rien à y gagner. Les positions sur  l'Europe en France comme probablement dans les autres grands pays ne s'inscrivent pas dans les jeux politiques nationaux traditionnels et compliquent la constitution de majorités nationales. D'où les omisions dans les débats et les postures lorsqu'on est contraint de s'exprimer.

Pas besoin de nouveaux traités pour tout cela simplement un peu de respect des fonctions, de rigueur et de discipline. Et peut être que la clarification viderait de son contenu l'objection que  l'Europe n'a pas un fonctionnement démocratique.

Car enfin nous vivons dans une oasis de paix, de  prospérité et de liberté. Qui osera prétendre que cela n'a rien à voir avec la construction Européenne et que c'est un acquis intangible ? Il suffit de voir, moins de 24h après le résultat britannique resurgir  les tensions en Irlande, les revendications Espagnoles sur Gibraltar ou l'indépendance Écossaise; Si nous laissons filer, combien de temps avant le réchauffement des conflits autour de Chypre, des Balkans, des communautés russophones baltes et de l'enclave de Tallyn ?

Pour la liberté, il suffit de se comparer au reste du  monde ! Que pensent Hongrois ou Polonais des conséquences de l'adhésion à l'Union sur leurs libertés fondamentales ?

Pour ce qui concerne la prospérité, y'a t-il une époque et un lieu où l'on a mieux vécu que dans l'Union Européenne actuelle ? Certes les écarts de niveau de vie entre états, si ils se réduisent sont encore trop importants. Certes il y'aurait beaucoup à dire sur la (mauvaise) gestion macroéconomique de la crise de  2008. Et nous n'avons éradiqué ni la misère ni la bêtise ni la cupidité, ni la jalousie ni aucun des défauts inhérents à la nature humaine. Mais en ce qui concerne la pauvreté, qui contrairement à la misère est une notion relative, est-ce qu'il  vaut mieux être pauvre  au Bangladesh ou dans l'UE ?

Pour conclure, un mot sur la culture : on présente souvent les cultures nationales comme des phénoménes globaux en compétition les uns avec les autres.  C'est bien entendu faux. La culture  résulte d'une multitudes d'échanges entre individus dans l'espace et dans le temps. Si  nous parcourons l'Europe, nous ne pouvons que noter les différences dans l'architecture et les comportements. Mais sont-elles plus importantes entre Berlin et Madrid qu'entre Saint- Malo et Clermont-Ferrand ? Pour mapart je ne me suis jamais senti réellement étranger dans aucun des lieux que j'ai visité en Europe.

Je  n'en dirais pas autant de l'Inde, de l'Arabie Saoudite, de l'Iran ni même des USA, dont nous croyons partager la culture parce  que nous sommes abreuvés de leurs productions audio-visuelles. J'y ai étudié, enseigné et longtemps travaillé. pourtant la distance culturelle est toujours resté très presente et je suis revenu élever mes enfants en Europe. Je vous suggérer une petite expérience : réunissez un petit groupe d'Européens et d'Américains; orientez la conversation sur  les plaisanteries. Vous constaterez que les Européens et les Américains se font rire entre eux mais rarement les uns les  autres. pour ma part, en dehors des blagues juives qui sont en fait européennes, les blagues américaines m'ont très rarement fait rire même si j'en comprend le "mécanisme". Un britannique, un espagnol, un italien, un polonais et même un allemand n'ont en revanche aucune difficulté.

Alors stop aux postures et  aux impostures. Comme toute construction  humaine et a fortiori politique l'Union Européenne est imparfaite, inachevée et mortelle. Préservons ce qui doit l'être, améliorons patiemment ce qui peut l'être et surtout choisissons des leaders politiques à la hauteur des enjeux, en commençant par éliminer les batteurs d'estrade.

N'oublions pas qu'Hitler a été démocratiquement élu.

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